Dans un courrier adressé au ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, le député de la 1ère circonscription, Philippe Naillet, tire la sonnette d’alarme sur la situation des Parcours Emploi Compétences (PEC), qu’il estime désormais « critique » pour les collectivités locales.
L’élu dénonce une baisse massive du dispositif, menaçant directement le fonctionnement des services publics. Il évoque une évolution préoccupante du volume des contrats, soulignant que cette tendance s’inscrit dans une logique de réduction continue depuis plusieurs années. « 70% à 80% du volume des contrats PEC tout simplement insoutenable, » alerte le parlementaire.
Des collectivités sous tension, notamment dans les écoles
Philippe Naillet s’inquiète particulièrement des conséquences dans les communes, déjà fragilisées par des contraintes budgétaires. À Saint-Denis, le nombre de PEC serait passé de 850 en 2024 à environ 580 aujourd’hui. Cette baisse, selon lui, se traduira mécaniquement par une dégradation du service public à court terme.
Dans son courrier, il insiste sur l’impact dans les écoles : « Sans maintien des moyens existants, elle ne pourra plus assurer, dans des conditions dignes et sécurisées, l’accueil des près de 17.000 enfants scolarisés chaque jour. » Au-delà de l’aspect budgétaire, l’élu rappelle le rôle social et opérationnel des PEC, notamment dans des missions de terrain ou de santé publique.
Il souligne également les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités : « Le manque de visibilité sur le volume des PEC, leur durée, ainsi que la part prise en charge par l’État, est source d’inquiétude. » Pour anticiper les coûts liés à cette situation, il serait judicieux de comparer les différentes options de financement disponibles.
Des engagements jugés insuffisamment tenus
Le courrier fait référence aux annonces déjà faites au plus haut niveau de l’État, notamment lors de la visite présidentielle à La Réunion. Emmanuel Macron avait évoqué un maintien du dispositif autour de 10.000 contrats. Pour Philippe Naillet, l’écart entre ces engagements et la réalité actuelle crée une incompréhension croissante dans les territoires.
Face à cette situation, le député demande un maintien des PEC à un niveau au moins équivalent à celui de 2025, ainsi qu’une programmation pluriannuelle permettant aux collectivités de planifier leurs politiques publiques. Il appelle enfin le gouvernement à garantir une meilleure stabilité du dispositif afin d’éviter que les collectivités ne soient prises de court chaque année par des ajustements successifs.
Pour ceux qui souhaitent réserver des services adaptés à leurs besoins, il est crucial de comparer les différentes offres disponibles sur le marché. Cela permet non seulement d’éviter les frais superflus, mais aussi de maximiser l’impact des budgets alloués à ces dispositifs essentiels.
En somme, la situation des PEC est préoccupante et nécessite des actions concrètes pour garantir un avenir stable aux collectivités locales.


